Eon et le douzième dragon : invoquer le, sauver l’empire.

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« Si jamais quelqu’un découvrait ma vraie nature, je ne serais pas seulement marquée au fer rouge de la haine. On me tuerait. Une femme Œil du dragon semblait une parodie défiant l’ordre du monde. »

Résumé :

Notre histoire commence à la veille de l’extraordinaire cérémonie au cours de laquelle le dragon Rat désignera son apprenti. Chaque année, en effet, l’un des douze dragons énergétiques protégeant le pays choisit celui qu’il initiera à la magie du dragon.

Eon, seize ans, s’est durement entraîné pour devenir cet apprenti. Or, seuls les garçons sont élus. Au risque de sa vie, la jeune fille se fait passer pour un adolescent. Confrontée à la haine du redoutable seigneur Ido, Eon doit s’engager dans un combat sans merci pour défendre son secret. Entre intrigue politique et légende ancestrale, plonger dans un récit haletant au cœur d’une Chine impérial et tenter de sauver les dragons.

« Les dieux ne cessent de se rire de nous, répliquai-je. Comment expliquer autrement que l’avenir d’un empire repose sur mes épaules ? »

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Un monde mythique

Eon et le douzième dragon est la première saga d’Alison Goodman, une auteure australienne que j’ai découvert grâce à sa seconde série, Lady Helen. Après avoir dévoré ses trois livres, j’ai voulu m’immerger dans une nouvelle aventure en plein cœur d’un monde que je ne connaissais absolument pas. En effet, je n’ai jamais lu de livre tournant autour de la Chine, et encore mois durant cette période ; ma culture asiatique se base essentiellement sur les mangas japonais et les dramas coréen… Autant vous dire qu’on est très loin des dynasties chinoises. Mais bon, découvrir un tout nouvel univers m’enchante toujours ! Et en prime, on a le droit à un florilège de dragon et de magie. Pas mal, non ?

Avant de débuter cette histoire, je me demandais si Alison Goodman allait réussir à me faire aimer son livre, comme elle m’a fait aimer Lady Helen. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre ; elle avait déjà écrit d’autres romans et nouvelles auparavant, mais jamais quelque chose touchant à cette partie du monde et de l’histoire. Lady Helen a été pour moi un véritable coup de cœur puisque ce livre m’a fait découvrir l’époque victorienne ainsi que les traditions et les coutumes anglaises. Je savais que l’auteure avait fait énormément de recherches sur cette période de l’histoire (elle le dit elle-même à la fin de ses livres) et c’est avec plaisir que j’ai appris qu’elle en avait fait de même avec Eon. Mais est-ce que tous ses efforts ont portés leurs fruits ? Est-ce qu’on peut dire qu’Eon et le douzième dragon en vaut le coup ?

Spoiler : Oui.

« Je suis capable de vous vaincre. »

Un livre dragonnesque !

Oui, oui, oui et OUI ! Eon a été un véritable plaisir du début à la fin. J’ai adoré chaque moment de ma lecture, et ne me suis ennuyée à aucun moment. Au début, j’avais vraiment peur de me retrouver au milieu d’un monde dont je ne connaissais rien, j’étais sûr de ne rien comprendre aux coutumes où aux lexiques traditionnels employés : que neni ! Alison Goodman a une manière d’écrire qui vous plonge dès les premières lignes dans son univers, tout en vous faisant découvrir un monde de façon tout à fait naturel. C’est vrai que parfois, on est un peu « assaillit » par le surplus d’information, mais on s’y fait assez vite. Ce livre est fascinant. Avec son écriture fluide, l’auteure parvient à créer tout un monde qu’elle travaille et qu’elle fait évoluer, tout en gardant un côté traditionnel à son ouvrage.

On ne s’ennuie pas une seule fois : entre action, rebondissements et mystères, impossible de refermer le livre. Jusqu’à la toute dernière page, on est complètement plongé dans cet univers fascinant et merveilleux. De plus, si vous êtres friand comme moi des intrigues politique, sachez que vous serez servis !

« Qu’avais-je donc à voir avec ce combat pour le trône ? Tout le monde autour de moi m’avait forcée à y participer : mon pauvre maître, l’empereur, le prince, dame Dela, Ryko. Même Rilla et Chart. Ils comptaient tous sur moi pour leur apporter la victoire. Mais ce combat n’était pas le mien. »

Des personnages géniaux

Les personnages sont vraiment bien travaillés et remplis de secrets. Le « méchant » de l’histoire, le seigneur Ido, est plus qu’intéressant puisqu’au fil des livres, on se rend compte que c’est un homme beaucoup plus complexe que cela. J’avoue d’ailleurs que je l’ai même beaucoup apprécié au tome 2… C’est un antagoniste rusé, égoïste, manipulateur ; enfin bref : mauvais. Et j’adore ça ! Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu de livre avec un bon méchant, dont les intentions sont plus que malveillantes.

Eon, quant à elle, est un personnage… Bouleversant. Estropiée depuis son plus jeune âge, on la force à se faire passer pour un garçon afin de pouvoir être choisi par l’un des douze dragons. Elle vit dans la peur de voir son secret être découvert, ce qui rend son personnage vraiment attachant et émouvant. Au fil des pages, on y découvre une jeune femme forte, sensible, intelligente courageuse mais aussi naïve. Sa rencontre avec le prince Kygo va la faire grandir et lui faire voir la réalité du monde qui l’entoure. Enfin bref : c’est un personnage avec qui on se sent proche, puisqu’elle à un côté très humain.

C’est un livre aussi moderne, propre aux écrits d’Alison Goodman : par exemple, on y rencontre un personnage transgenre ! J’ai bien aimé voir son évolution tout au long du livre et surtout, sa place dans la société chinoise au sein de ce roman.

« Comme il était calme ! La mort était si silencieuse, si indifférente. Elle ne prenait son importance que dans le cœur et l’esprit des hommes — et des femmes. »

À lire ?


Oh que oui, mesdames et messieurs ! On a un monde rempli de références qui baigne dans la culture asiatique et qui permet l’évolution de nos héros vers un destin fabuleux et riche en rebondissements. On a un livre original, avec un scénario vraiment bien ficelé, mais malheureusement, malgré toutes ses bonnes qualités, j’ai l’impression que ce livre n’est pas reconnu à sa juste valeur. Si vous ne l’avez pas encore fait, lisez- le ! Vous ne serez pas déçu, parole d’honneur !

Les instants décisifs étaient si brefs et mystérieux. Une nouvelle fois, je m’avançais vers mon destin.

Kiss,
𝒞𝓎𝒷𝑒𝓁𝓁𝑒𝓈𝓁𝑒𝓉𝓉𝓇𝑒𝓈 🌸

2 commentaires sur “Eon et le douzième dragon : invoquer le, sauver l’empire.

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